jeudi 23 décembre 2010

"Tout le monde va arriver à Noël en même temps!"

Pas sûre que ce soit vrai pour nous cette année! En fait, on a déjà "repoussé" les festivités du 24 à plus tard (une date indéterminée). Les filles sont malades. Les trois. Nous sommes allés à l'hôpital en famille hier matin. Un 22 décembre, j'aurai préféré aller voir le Père Noël qu'un médecin, mais quand on n'a pas le choix, et bien, on n'a pas le choix!

La Grande fait une pneumonie, le Bébé fait une otite et la Moyenne est "à surveiller", car elle fait encore de la fièvre. Grande Fille et Bébé ont des antibiotiques. Pour Bébé, ça semble faire effet, mais pour ma Grande, je ne suis pas certaine, car elle fait encore de la fièvre.

Demain matin, le thermomètre nous indiquera si nous restons bien tranquilles à la maison ou si nous passons un 24 décembre à l'urgence.

Cette année, nous nous sommes donné la permission de fêter Noël un peu plus tard que ce qui est inscrit au calendrier.

*Au moment même ou j'écrivais ce billet, j'ai réalisé qu'une petite carte traînait sur mon bureau (si vous saviez tout ce qui traîne!). Sur cette carte, il est inscrit: "Je fais preuve de souplesse." Le message est clair! Je vais donc rester zen (ou tenter de rester zen) et faire preuve de souplesse afin de vivre (et faire vivre à mes filles) un merveilleux temps des Fêtes en famille.


Je souhaite un excellent temps des Fêtes à toutes mes lectrices (et mes 2 ou 3 lecteurs!;)).

Savourez cette belle période de l'année et prenez bien soin de vous!

dimanche 12 décembre 2010

Spectacle de Noël pour enfants

Aujourd'hui, nous avons amené les filles à la Place des Arts pour assister au spectacle "Le Petit Noël" de Québec Issime.


Crédit: Québec Issime

Nous avons ADORÉ l'expérience! Il s'agit d'un spectacle vraiment bien adapté pour les enfants. Il n'est pas trop long (en fait, ma Grande Fille en aurait pris encore!). Les décors sont féériques et les chansons sont magnifiques. Pour dire vrai, j'en avais même les larmes aux yeux tellement je trouvais le tout très joli (je vais faire comme Maman tout croche et mettre ces larmes sur le dos des hormones de la femme qui allaite encore!). L'an prochain, c'est certain que nous y retournons et cette fois, j'amènerai Bébé qui sera assez grande pour apprécier. En passant, le prix est également très intéressant: 10$ le billet!

Notre journée fut parfaite (vous savez, quand tout va bien!). En voici des exemples:

- Nous nous sommes stationnés tout près, sur la rue St-Laurent. Le plus merveilleux: le stationnement était gratuit jusqu'à 13h et le spectacle terminait à 12h! Yé!

- Nous sommes arrivés un peu d'avance et nous avons réalisé que la Place des Arts était située exactement devant le Complexe Desjardins. Nous en avons donc profité pour aller voir les fameuses activités de Noël du Complexe Desjardins dont j'entends parler chaque année (et à chaque année, je me dis "Faudrait bien y aller, avant que les filles soient trop grandes!". Le plus merveilleux: Je n'aurai plus à vivre avec le sentiment de si-je-n'y-vais-pas-mes-enfants-vont-avoir-manqué-quelque-chose, lorsque j'en entendrai parler, car je sais maintenant ce que c'est!

- Je les ai donc vues ces fameuses activités de Noël (et j'ai également vu les files de gens qui viennent avec!;)) Le plus merveilleux: mes filles m'ont dit: "On n'a pas besoin d'aller le voir, le Père Noël, on l'a déjà vu au magasin l'autre fois!" Yé! Merci la Vie! Merci à mes filles qui sont si raisonnables! Je déteste les files d'attente!

- Après le spectacle, nous sommes allés manger à la Popessa. J'adooore ce restaurant! Le plus merveilleux: c'est gratuit pour les enfants le dimanche!

Vous savez, quand tout est parfait!


La magie de Noël, c'est...

La magie de Noël, c'est...

Se promener, le soir, alors que tout est paisible. La neige, les décorations de Noël, la nuit éclairée, rien ne manque pour sentir l'enfant en soi s'émerveiller:



Rouler en ville et constater qu'il y a des lumières aux arbres. Sentir que tout le monde (même les villes!) se prépare à vivre cette période des fêtes:



Ça y est, je commence à sentir l'ambiance des fêtes qui arrivent!:)

vendredi 10 décembre 2010

Mes nouvelles lunettes

Suite à ce billet, j'avais promis à Anne que je mettrais des photos de mes nouvelles lunettes. Alors, voici un "avant/après":






La différence n'est pas trop frappante... si bien que les gens ne remarquent pas tout de suite le changement! Ça ne me dérange pas du tout. Je le prends plutôt comme le signe que j'ai fait un choix qui me ressemble!:)

mercredi 1 décembre 2010

Voici l'exercice promis!

Vous arrive-t-il, en fin de journée, de vous dire intérieurement des phrases débutant par "J'aurais dû..." ou "Je n'aurais pas dû..." et d'en ressentir un malaise?

Moi, c'est mon cas! Le soir, j'ai souvent tendance à m'auto-flageller à grands coups de phrases culpabilisantes: "J'aurais dû jouer plus avec Bébé.", "J'aurais dû amener Moyenne Fille jouer dehors au lieu de la laisser écouter la tv.", "Je n'aurais pas dû perdre patience.", etc.

Comme si, pour être certaine de ne pas répéter les mêmes erreurs, je devais remâcher plusieurs fois les "faux pas" de ma journée pour avaler ma dose quotidienne de culpabilité.

Comme promis, voici l'exercice tout simple dont je vous parlais, hier, dans mon billet. Il s'agit d'un remède efficace à ces fins de journées culpabilisantes... c'est la raison pour laquelle il s'agit de mon exercice coup de coeur du mois!:)

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Méditation rétrospective de sa journée


* À la fin de la journée, prendre le temps d'observer (sans juger) ce qui s'est passé pour soi, depuis le réveil.



* Nommer chaque élément de la journée, en l'acceptant tel qu'il s'est produit, sans porter aucun jugement.



* Laisser la conscience intégrer chacun des faits.


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C'est tout! On observe, on nomme, on accepte, sans porter aucun jugement, et on laisse la conscience intégrer ces faits.

Pas de culpabilité, mais juste la confiance que notre conscience ne voudra pas répéter les mêmes erreurs.

Bonne méditation!:)

mardi 30 novembre 2010

Prendre soin de soi: je partage avec vous!

Une fois par mois, j'assiste à mon cours "Prendre soin de soi". Comme le prochain cours a lieu demain soir, j'ai fait un récapitulatif de mes prises de conscience, de mes réflexions et des actions que j'ai posées (ou envie de poser). C'est avec plaisir que je vous offre un résumé:

Au dernier cours, nous avons beaucoup parlé du 3e niveau de prendre soin de soi: le niveau du sens. Nous avons parlé de l'importance de découvrir sa Mission, des moments vrais au travail et de l'empreinte que l'on laisse à autrui. Ce fut des sujets très passionnants qui m'ont amenée à réfléchir sur le sens de ma vie professionnelle.

Pendant les 6 dernières années, j'ai été un peu plus de 5 ans à la maison. Ça fait 2 ans que je n'ai pas mis les pieds dans une salle de classe. Bien que je sois très heureuse dans mon rôle de Maman à la maison, il y a une partie de moi qui trouve que je la néglige: l'enseignante en moi! En faisant mes devoirs pour mon cours, j'ai dû répondre à la question "Comment je prends soin de mon appartenance à la communauté enseignante?" et c'est là que l'enseignante en moi a crié qu'elle avait envie de remettre les pieds dans une salle de classe.

Suite à cette réflexion, voici l'action qui en découle: J'ai décidé de faire de la suppléance de façon occasionnelle (je vous en reparlerai). Je trouve qu'il s'agit d'un bon compromis, autant pour ma partie "Maman à la maison" que pour ma partie "enseignante".

Toujours pendant mes devoirs, sachant que les enfants sont attirés par la beauté, j'ai dû répondre à la question: "Comment je prends soin de ma beauté?" Alors que je répondais à cette question, j'ai pensé à mes lunettes: ça fait 12 ans (si ce n'est pas 13, j'ai perdu le compte!) que j'ai la même monture. Eh oui, elle date du siècle dernier! Je me suis dit que je pourrais peut-être la changer pour une plus belle.

L'action que j'ai posée suite à cette réflexion: Rien pentoute! Je me suis dit que ma vue n'avait pas changée, alors que c'était une dépense superflue! Je vous déçois, hein? Pas capable de faire une petite folie (ce n'est même pas une vraie folie en plus!) pour elle-même. Je vous l'accorde, ça fait dure!

Action que la Vie a posé à ma place: En transportant une gigantesque maison de poupée en bois, cette dernière a basculé (à peine) sur mes lunettes (qui étaient dans ma face, bien évidemment!) et j'ai entendu "crack!" Mes lunettes venaient de briser. Pas le choix, j'ai dû en commander une autre paire. J'ai bien hâte de les avoir, mais ça m'a tout de même montré à quel point dans le domaine de "prendre soin de soi", j'ai encore bien des croûtes à manger!;)

Un autre devoir que j'ai fait est que j'ai répondu à une liste de questions. Je vous les partage:

"Des questions à se poser, un jour ou l'autre, dans sa vie personnelle"

* Qu'est-ce qui est important pour moi?
* Quelle est ma raison d'être sur cette terre?
* Que dois-je faire?
* Y a-t-il un ou des projets qui me tiennent à coeur?
* Ma vie a-t-elle de la valeur? Quelle est-elle?
* Qu'est-ce que je fais ici?
* Ai-je peur de vivre pleinement?
* Ai-je peur de la mort?
* Suis-je pleinement épanoui(e)?

J'ai fait cet exercice en écriture spontanée et je dois avouer que les réponses m'ont surprise et bouleversée à la fois. J'ai eu une révélation assez troublante et je partage un extrait de ma réflexion avec vous:

"Parfois, je m'oublie car je veux tout donner. Le problème, c'est que ça donne autre chose par le fait même. Ça donne le message suivant à mes filles: "Dans la vie, si on veut prendre soin des autres, on doit s'oublier". Ce n'est pas l'héritage que je veux leur donner. Je ne veux pas que mes filles répètent ce modèle. Afin de leur offrir le meilleur, je vais donc prendre soin de moi. Je change l'héritage! (Si je me dis que je le fais aussi pour le bien de mes filles, on dirait que ça passe mieux. Je me sens moins coupable de prendre soin de moi!)"

Bon, je m'arrête ici avant de vous endormir, mais si ça vous intéresse, dans le prochain billet, je peux vous donner un exercice à faire (tout simple) afin de prendre soin de vous? En fait, ce mois-ci, ce fut mon exercice coup de coeur. Je vous mets l'eau à la bouche, n'est-ce pas?

Alors, qui est intéressé?

samedi 27 novembre 2010

Mon cousin

Mon cousin a 13 ans de plus que moi, ce qui fait que lorsque j'étais enfant, il était déjà un jeune homme. Petite, avec mes 3 soeurs à la maison, j'évoluais dans un vrai monde de filles. Alors que je jouais aux poupées avec mes soeurs, mon cousin conduisait de gros tracteurs et prenait la relève sur les terres agricoles de ses parents, qui étaient également mon parrain et ma marraine.

L'été, il m'arrivait d'aller passer de petites vacances chez eux. Ce que j'aimais bien, c'était d'aller voir les chatons dans la grange. Parfois, je voyais mon cousin revenir des champs avec son gros tracteur. Je dois l'avouer, mon cousin m'impressionnait et m'intimidait aussi un peu, d'autant plus que j'étais très timide de nature. En fait, je crois que c'était surtout le bruit du moteur et les gigantesques roues du tracteur qui m'intimidaient en réalité.

Je n'ai jamais partagé de jeux avec mon cousin. Je crois même qu'à l'âge où je suis venue au monde, il avait déjà cessé de jouer tout court. C'est très exigeant la vie d'agriculteur. Il travaillait fort mon cousin.

Je n'ai jamais eu non plus de grandes discussions avec mon cousin. Avec le temps, j'ai compris qu'il était probablement tout aussi timide, sinon plus, que moi.

Pourquoi est-ce que je vous parle de lui aujourd'hui? C'est parce que je suis allée le visiter cet après-midi. Il est très malade: il a le cancer des os. En allant le visiter, j'avais peur d'être maladroite, d'être prise par la gêne et de ne pas savoir quoi dire.

Il nous a accueillis avec un sourire incroyable. Il était en pyjama. J'étais contente; je trouve tellement que la jaquette d'hôpital vous enlève le peu de dignité qu'il vous reste.

Il était content de notre visite. En le voyant, j'ai tout de suite su que je n'avais pas besoin de m'inquiéter à savoir quoi dire ou quoi raconter. J'avais simplement à écouter et à offrir ma présence, une vraie présence.

Il nous a dit qu'il revoyait son médecin lundi et que ce dernier évaluerait la situation à savoir s'ils allaient poursuivre les traitements de chimio ou s'ils allaient tout arrêter pour ne donner que les soins de fin de vie.

Mon cousin nous a avoué que si ce n'était que de lui, il n'y aurait pas d'autres traitements de chimio. Voyez-vous, c'est que dans les 3 dernières années, il s'est énormément battu et il est bien conscient que s'il a été capable de passer par tout ce qu'il a passé, c'est parce que son corps était solide. Est-ce que je vous ai dit qu'il était fort mon cousin? Cet après-midi, j'ai encore eu l'occasion de constater l'ampleur de sa force; même devant la mort, il n'a pas peur!

Le problème est que, bien que mon cousin soit fort, son corps, lui, a atteint ses limites. C'est pour cette raison que mon cousin nous a dit qu'il était prêt. Prêt à "traverser de l'autre côté". Pas de frustrations ni d'amertume avec cette déclaration. Seulement une bonne dose de lucidité, d'acceptation et de sérénité.

Je suis vraiment contente d'avoir pu parler avec lui cet après-midi. Je ne sais pas si j'aurai encore l'occasion de le voir vivant, mais c'est comme ça que j'ai envie de me souvenir de lui: souriant, serein et tellement, mais tellement fort, malgré son corps affaibli par le cancer.

Petite, il m'impressionnait parce qu'il savait conduire d'énormes tracteurs jusqu'au bout des champs. Adulte, il m'impressionne parce qu'il se conduit comme un Grand Homme jusqu'au bout de sa vie.